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La bibliothèque (1) [libre]

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Hakkrat
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MessageSujet: La bibliothèque (1) [libre]   Lun 27 Oct - 23:37

Avec un soupir las, Selwyn referma bruyamment le grimoire qu'il venait de survoler. Un mince nuage de poussières s'éleva de la vieille couverture, et Orion émit un éternuement discret.

"Ca fait une semaine que l'on cherche, et toujours rien." se lamenta Selwyn en quittant sa chaise. "Pourtant, dans le journal de Papa, il est mentionné la bibliothèque d'Aetheran. Je pensais trouver quelque chose... Tu ne te souviens de rien ?"
"Pour la dixième fois, non."
répondit le phénix, agacé. "Tu sais bien que ton père a fait quérir un sorcier pour effacer ma mémoire. Il a pris toutes ses précautions pour qu'on ne retrouve pas la trace de cette chose secrète dont il t'a parlé le soir de sa mort."
"Il doit y avoir forcément un indice dans cette bibliothèque. Par Safa, j'en ai la conviction ! Mais cet indice doit être bien caché... Se peut-il qu'il y ait des endroits de la bibliothèque qui soient interdits d'accès ?"
"Tu penses à un passage secret ?"
"Je ne sais pas. Peut-être..."
"C'est possible. Les sorciers et les mages sont des gens cachottiers. Il n'est pas improbable que la bibliothèque, ce lieu de savoir et de connaissances, regorge d'endroits où ils auraient pu y cacher leurs trésors. Mais il faut faire preuve de beaucoup de ruse pour pouvoir les dénicher."


Ils marchèrent entre de longues rangées d'étagères remplies de livres de toute taille, de toute forme et de toute couleur. Selwyn reposa le grimoire à l'endroit où il l'avait pris.

"Tiens, regarde !" dit-il en saisissant un nouveau livre. "En parlant de secrets. Secrets perdus de Berenice toute d'or. Ca peut nous aider, tu crois ?"
"Est-ce que prendre un livre complètement au hasard dans le but de chercher quelque chose dont on ignore la nature peut nous aider ? Je crois bien qu'au point où nous en sommes, rien n'est vraiment inutile..."


Sans grande conviction, Selwyn mit le livre sous son bras.
Ce fut à ce moment qu'il crut voir un oeil derrière l'étagère devant laquelle il se trouvait. Le temps de cligner des yeux, et l'oeil avait disparu. L'espionnait-on ?
N'entendant aucun bruit de pas derrière l'étagère, Selwyn crut à un tour de son imagination. Avec un haussement d'épaules, il retourna sur sa chaise pour étudier les fameux secrets perdus de Berenice toute d'or.

_________________
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Alfred
Je commence à m'habituer


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MessageSujet: Re: La bibliothèque (1) [libre]   Ven 31 Oct - 7:17

[Désolé pour le pavé, la ponctuation et l'orthographe. j'y metrait bon ordre quand j'aurais le temps Razz ]



Depuis qu’il avait dérobé la statuette qu’il avait dissimulée dans sa ceinture, Ambrotos avait la désagréable impression d’être surveillé. Pourtant il avait pris toutes les précautions habituelles et son infiltration s’était passé sans les moindres accrocs. Considérant tout cela il ne comprenait pas très bien comment il aurait pu être surpris et même identifié. Il avait retourné plusieurs fois la question dans sa tête plus tôt se matin et en était arrivé à la conclusion qu’il avait commis une erreur en retournant directement à la bibliothèque après son larcin. Il était sur que la statuette dérobée été un Artefact de Bérénice puisque elle était mentionné comme telle dans le livre des « Secrets perdus », mais comme un examen rapide de sa prise ne lui avait pas permis d’en définir le fonctionnement, rongé par la curiosité, il avait décidé d’aller recueillir des indices. Et c’est là qu’il avait commis l’erreure, car les membres de la guilde des Pancrisian, à qui il avait subtilisé l’objet, s’y étaient sans doute postés sachant que celons toutes probabilités leur cambrioleur s’y rendrait pour consulter certain livres particulier. Mais rien n’était moins sur, il aurait pu tout aussi bien avoir été traqué par un des larrons de ce riches bourgeois replet à qui il avait publiquement joué un vilain tour il y a trois jours, en faisant apparaître un chapelet de saucisse supposément caché dans la culote de soie du pauvre homme. Les gens avait ri, l’avait accusé de gloutonnerie et il était partie furieux, clamant que l’affront serait lavé. Ambrotos n’avait pas, prêté l’oreille à ce qu’il avait pris pour une simple bravade, mais à présent la situation le faisait douter. Comment savoir s’il avait à faire à une menace sérieuse ou à la simple vergence d’un homme blessé dans son orgueil ?
Ni tenant plus il s’était finalement résolu à retourner à la bibliothèque, mais discrètement cette fois si, et après s’être assuré qu’on avait perdu sa trace. Si c’était bien les gens de la guilde qui étaient à sa recherche alors il devrait bien y avoir encore un des leurs embusqué dans les rayons poussiéreux, chargé de surveiller toutes les personnes montrant un quelconque attrait pour les artefacts de Berenice.

En arrivant sur place, Ambrotos n’avait, pour sa plus grandes déception, trouvé personnes dans la section publique dédié au mystère de l’antique cité. Il avait rapidement passé en revue toutes les possibilités, et s’était finalement décidé pour une longue après midi de planque dans le sanctuaire des connaissances d’Aetheran. Et c’est là qu’il était à présent. Il s’était placé dans l’alignement du rayon ou étaient rangé les livres qui l’intéressaient et pouvait ainsi observer les gens qui se trouvaient aussi bien devant que derrière les rayons. Dans le cas ou il aurait à s’escamoter rapidement, une échelle qui menait aux rayonnages supérieurs lui permettrait de disparaître sur une corniche enténébrée qui menait d’ailleurs aux sections interdites de la bibliothèque. Enfin, pour plus de précautions, Ambrotos avait également piégé aléatoirement quelques livres, en insérant des aiguilles empoisonnées sous le cuire des reliures dans la partie supérieur des ouvrages, de telle sorte que toutes personnes consultant un grimoire aurait de forte chance de se piquer la main. Evidement la probabilité que son homme consulte un des grimoires piégés était bien faible mais Ambrotos savait que s’était à ces petits détails qu’on pouvait s’épargner de longues heures de filature dangereuses. Les aiguilles ayant été enduites d’un puissant soporifique, quiconque s’y piquerait se retrouverait groggy au moins dix bonnes heures.
Cela faisait maintenant 2 bonnes heures qu’il attendait immobile, dissimulé dans les ombres de son refuge quand enfin un homme habillé à la mode Aetheran se présentât dans le rayon contigu à celui qui abritait les secrets de Bérénice. L’homme ne semblait intéressé par rien de particulier et piochait nonchalamment des livres auxquelles il feignait de s’intéresser quelques secondes avant de les reposer.


"Quelques chose me dit ce n’est sans doute pas un érudits." Soupira Ambrotos avec soulagement. Il venait très certainement de trouver son homme, il ne restait plus qu’a le faire parler. Et puis soudain l’homme abandonna son petit manège et se figea comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Ambrotos fît glisser sa tête de quelques pas sur la droite et s’aperçu que de l’autre coté du rayon un jeune homme, probablement un invocateur à en juger par le Phoenix juché sur son épaule, venait d’arriver et s’était arrêté précisément devant les livres doublement surveillés. C’est ça qui avait alerté le premier homme ! D’un geste gracieux le garçon qui discutait avec son invocation se saisie d’un livre à la couverture de cuire estampillée d’un arbre doré, et arrêta brusquement son geste en pleine course pour scruter à travers l’étagère de l’autre coté du rayons.

"Cet amateur s’est fait repérer par le gamin" nota Ambrotos.

Cependant Ambrotos stoppa rapidement ses réflexions sur les qualités d’espions de l’autre coquins. Ambrotos avait reconnu, à la couverture, le livre sélectionné par le gamin. Il s’agissait des « Secrets perdus de Berenice toute d’or », un des livres qu’il venait justement de piéger.
"Ca commence à devenir intéressant" murmura Ambrotos entre ses dents. *En choisissant se livre le gamin s’est désigné sans le savoir comme cible pour la guilde des Pancrisians. Et s’il se pique, et décide en quittant la bibliothèque d’emprunter une ruelle déserte alors que le poison fait son effet je ne donne pas chère de sa peau ! *

Ambrotos réfléchit à toutes les combinaisons des possibles. Pour lui, que le gamin se pique et se fasse tuer à sa place ne changeait pas grand-chose. Il s’avait désormais qui en avait après lui et seul cela comptait. En plus, cela lui fournirait même quelques instants de répits qu’il pourrait mettre à profit pour élaborer une stratégie de défense. Tout cela lui aller fort bien.

Aussi discrètement que possible Ambrotos se décida à quitter les lieux. Il emprunta un rayon parallèle à celui du garçon et opposé à celui du troisième homme et se glissa comme une ombre vers la sortie. Mais au moment de doubler le jeune homme qui se situait toujours dans le rayon attenant au sien. Il ressentie une forte chaleur au niveau de la hanche là ou il avait rangé la statuette. Un rapide coup d’œil lui appris que celle si brillait d’un éclat intense qui se percevait faiblement au travers de ses habits. S’il ne fuyait pas rapidement il se ferait repérer. Heureusement une fois le garçon passé la statuette redevint terne et froide.

Une fois à l’aire libre Ambrotos réfléchit une nouvelle fois à ce qui venait de se passer. L’artefact de Berenice venait de réagir ce qui était plutôt rare. L’élément déclencheur, qui plus est, ne pouvait être que sur le garçon ou être le garçon lui-même. Du coup le sort de ce dernier préoccupait bien plus Ambrotos. Il ne fallait pas qu’il se pique sur une de ses aiguilles, et s’il se piquait Ambrotos devrait le protéger. Sinon Ambrotos n’aurais peut être jamais plus l’opportunité de déterminer la fonction de la statuette.

Plus tard Ambrotos s’aperçu que la statuette avait fait roussir ses habits. A y regarder de plus près cette statuette ne représentait elle pas une femme avec un phœnix sur le bras. Etrange.
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Hakkrat
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MessageSujet: Re: La bibliothèque (1) [libre]   Ven 31 Oct - 13:05

[Alfred, ou comment mettre dans le pétrin les personnages des autres XD ! C’est excellent, j’essaie de rebondir dessus du mieux que je peux…]

Selwyn posa
Les Secrets perdus de Berenice toute d’or sur la table. Sur la couverture, avec ce qui semblait être de l’encre dorée, était peint un arbre au tronc épais et aux branches qui paraissaient se diviser à l’infini. L’arbre reflétait la lumière de la lampe-en-bulle qui flottait au-dessus de la table, et fascinait Selwyn, qui était amateur de tout ce qui pouvait briller ou avait attrait à l’or.

D’un geste lent et minutieux, Selwyn retourna la livre dans tous les sens et l’observa dans ses moindres détails. Il ne voulait pas qu’il lui arrive un malheur, comme la dernière fois où, en ouvrant un très vieux grimoire pioché dans une allée sombre de la bibliothèque, une longue flamme avait surgi d’entre les pages et avait manqué lui roussir le nez. Cette fois-là, s’il avait lu l’étiquette suspendue à la reliure et qui disait
« Attention, ce livre est protégé par un sortilège de Langue de Feu. Avant de l’ouvrir, humidifier la couverture à l’aide d’une goutte d’eau », il aurait évité bien des désagréments.

Mais aucune contre-indication n’était présente sur le livre des
Secrets perdus de Berenice toute d’or. Avec soulagement, Selwyn le remit à plat sur la table. Il allait pouvoir le lire en toute sécurité.
Ses doigts s’avancèrent vers le bord de la couverture, s’y posèrent, et commencèrent à la soulever…


*Selwyn !*
Orion l’avait fait sursauté et suspendre son geste.
*Quoi ?*
*Je… Je ne sais pas ce qui m’arrive mais…*

Avec effarement, Selwyn vit Orion se mettre à briller d’une étrange lueur bleutée. Il dégageait une douce chaleur, qui devint de plus en plus intense. Avec vivacité, Selwyn attrapa son phénix et le déposa sur la table, car il commençait à lui brûler littéralement l’épaule.

*Qu’est-ce qui te prend ?*
Mais avant même qu’Orion ne lui réponde, le phénomène diminua d’intensité, pour finalement cesser.

Légèrement paniqué, Selwyn tâta Orion, ses ailes, sa tête, il ausculta ses yeux. Le phénix était encore un peu chaud, mais il semblait bien se porter.


*Que s’est-il passé ? Tu as déclenché ton pouvoir ?*
Orion secoua négativement la tête.
*Non.*
*Alors, qu’est-ce que c’était ?*
Le phénix se balança faiblement d’une patte sur l’autre, cherchant ses mots.
*J’ai… J’ai eu l’impression que quelque chose en moi s’est subitement mis à… chanter.*
*Chanter ? Comment ça, chanter ?*
*Je ne sais pas si je vais arriver à bien te le décrire. C’était comme si… Oui, comme si une voix s’était mise à me parler, quelque part, et je lui ai répondu, sans le vouloir. La voix s’est rapprochée de moi, et je me suis aperçu qu’elle entonnait comme une douce mélodie. Je me suis alors mis à chanter, moi aussi, de plus en plus fort. Puis la voix s’est éloignée. C’était comme si on était entré en… résonance.*
*Une voix ? Quelque part ? Où ça ?*
Orion secoua une nouvelle fois la tête en signe de dénégation.
*Je ne sais pas.*

Selwyn demeura pensif. Il réfléchissait.
Le phénomène s’était produit lorsqu’il avait entrouvert le livre de Berenice toute d’or. Se pouvait-il qu’il s’agisse encore d’un quelconque maléfice visant à protéger le grimoire ?
Selwyn soupira. Il n’y connaissait rien en sorcellerie. Depuis le jour où Orion lui avait révélé que son père avait eu recours à un sorcier pour effacer sa mémoire, il avait inconsciemment nourri une certaine aversion pour ces gens-là qui pratiquaient une magie sombre et méconnue.

L’arbre aux longues branches qui s’entrelaçaient de manière complexe brillait toujours sur la couverture du grimoire, comme pour inciter Selwyn à lire son contenu. Fallait-il tenter de l’ouvrir à nouveau ?


"Tu crois que ça vient de lui ?" demanda Orion, comme s’il avait deviné les pensées de l’invocateur.
Selwyn haussa les épaules.

"On va le vérifier tout de suite."

Résolu, il posa sa main sur la couverture.
Ce fut alors qu’une poigne très ferme lui serra l’épaule et l’obligea à se retourner. Selwyn pivota vers son interlocuteur, qu’il n’avait pas entendu approcher.

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